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Contexte

L’Arctique est au cœur de transformations physiques, politiques et sociales majeures. Pour que ces changements garantissent le développement d’une société durable, il est important de donner aux Inuit une place centrale. Depuis la parution du rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, la question de la réconciliation avec les peuples autochtones est devenue une priorité dans les plans d’action gouvernementaux et institutionnels. Dans ce contexte, il est important d’analyser la nature de la relation entre autochtones et non-autochtones et de comprendre les racines historiques, politiques et culturelles des nombreux malentendus culturels.

Les incompréhensions en contexte de domination culturelle sont souvent la source d’une violence psychique individuelle et collective et peuvent introduire une fracture dans la capacité d’une société à se gouverner et dans la confiance de ses membres en leurs propres savoirs. En ayant recours à une perspective d’anthropologie relationnelle, on est mieux à même de saisir la singularité des façons d’être au monde des Inuit, ce qui permet d’identifier plus aisément les conflits culturels qui surgissent dans la rencontre avec les non-Inuit.

Partenaire

Financée par Sentinelle Nord, la chaire vient renforcer l’excellence en recherche nordique de l’Université Laval. Ses activités se déploient dans le cadre transdisciplinaire dessiné par Sentinelle Nord visant à générer le savoir nécessaire pour suivre et se préparer à la transformation des milieux nordiques. La chaire contribuera de plusieurs manières à cette vaste entreprise : en identifiant les malentendus culturels qui ternissent les relations entre les Inuit et les personnes œuvrant dans le Nord et en renforçant les capacités d’agir des Inuit pour qu’ils jouent un rôle majeur dans les transformations à venir.

Objectifs

Cette chaire de recherche vise à analyser la relation entre Inuit et non-Inuit et les transformations de cette relation au cours des dernières décennies. L’objectif est triple :

  • Produire de nouvelles connaissances au sujet de l’histoire et des dynamiques sociales des sociétés inuit dans le but de favoriser une meilleure compréhension interculturelle, que ce soit dans les domaines de la gouvernance, de la justice ou encore de la santé.
  • Développer des formations et des outils pédagogiques pour les non-Inuit (chercheurs, étudiants, professionnels, fonctionnaires, politiciens, etc.) afin de leur fournir des connaissances culturelles et historiques leur permettant de développer des relations harmonieuses avec les Inuit et de mieux intervenir auprès des communautés nordiques.
  • Donner aux Inuit une place centrale dans la production de la recherche et des activités pédagogique dans le but de renforcer leur rôle d’experts culturels et leurs capacités d’agir.

Retombées

La chaire renforcera l’expertise nordique de l’Université Laval, notamment dans le domaine des sciences sociales, et permettra d’établir de nombreuses collaborations de recherche avec différentes institutions de recherche spécialisées sur le Nord, que ce soit à l’Université Laval, au Canada ou à l’étranger. Avec cette chaire, l’Université Laval devient un acteur clé dans le processus de réconciliation avec les sociétés inuit.

Le développement de formations et d’outils pédagogiques permettra de mieux former les étudiants et les personnes œuvrant auprès des Inuit. Sensibilisés à l’histoire, à la culture et à la réalité des Inuit, ils seront à même de développer des pratiques professionnelles plus adaptées et plus respectueuses des différences culturelles.

En étant partenaires des activités de recherche ou en jouant un rôle central dans la transmission des savoirs au sujet de leur propre société, les Inuit se voient valorisés dans leur rôle d’experts culturels et mieux outillés pour agir collectivement.

Comité scientifique

Merci à la participation des membres suivants au comité scientifique de la Chaire. Ce comité contribue à l'orientation des activités de la Chaire et lui offre de précieux conseils:

  • Fabien Pernet (Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik)
  • Frédéric Laugrand (Département d'anthropologie, ULaval)
  • Kelsey Schmitz (Kativik Ilisarniliriniq)
  • Lisa Koperqualuk (chercheure)
  • Nathan Cohen-Fournier (Makivik)